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Dimanche 18 avril, à la salle des Fêtes de Grateloup-Saint-Gayrand (Lot et Garonne) avait lieu le Bal de la Solidarité à l’initiative de Madame le Maire de Grateloup et dont le bénéfice des entrées irait intégralement à l’Association “Le Sourire sucre les Larmes”.

                                

Il faisait un temps de Pâques : froid, bourrasques de vent, pluie : un super temps pour un bal à vrai dire. De plus, c’était le dernier des bals Gascon avec “scène ouverte” qui avait lieu dans la région.

Qu’est-ce qu’un bal Gascon avec scène ouverte ?

C’est un bal où l’on y exécute toutes sortes de danses régionales d’un très large sud de la France, partant de La Rochelle au Pays Basque en passant d’Est en Ouest.

On y retrouve des danses anciennes comme la Valse, la Mazurka, mais aussi d’autres noms de danses typiques aux régions ou villages traversés et qui sont tout aussi amusants les uns que les autres, comme “la Courante”, “Scottish”, “Branlou”, “la Branle du Rat” …

“Scène ouverte” tout simplement parce que tous musiciens arrivant de partout peut venir se joindre aux musiciens déjà en place sur scène.

Il était 11 H et la salle des fêtes de Grateloup était encore vide de monde.

Lisou (Madame le Maire de Grateloup) avait préparé un petit repas froid pour le groupe de danseurs (ses) “Les Sans Soucis”, auquel j’étais gentiment conviée ainsi que ma fille Cécile.
                              
Une bonne tarte aux pruneaux d’Agen pour parfaire la fin du repas, il était temps pour les musiciens de préparer la sono et pour moi, de mettre en place un panneau d’affichage présentant la maladie du Noma car pour expliquer aux personnes le but de ce bal et pour montrer, sans vouloir faire de voyeurisme à quel point les pauvres enfants sont touchés, il fallait oser mettre des photos.
                                

                               

Mais je voulais aussi présenter le Burkina Faso qui est une terre d’accueil et où il n’y a pas que souffrance et pauvreté, par des portraits d’enfants heureux de vivre et des décors naturels somptueux.
                                

Vers 15 H, les premières personnes arrivèrent …

Cécile donnait les billets numérotés tandis que moi, je m’occupai de l’escarcelle …

Les musiciens chauffèrent rapidement la salle.
                              

                                 

L’ambiance était vraiment très chaleureuse.
                                 

Un peu plus de 80 personnes s’étaient déplacées, certaines même de Gironde et des Landes.

Vers 16H, l’orchestre marqua une pause et ce fut le moment que je choisis pour prendre le micro.
                                

Je m’adressai timidement à l’assistance en les remerciant d’être venus si nombreux malgrè le mauvais temps, mais surtout, j’en profitai pour leur expliquer de vive voix le but de ce bal et leur faire prendre conscience de cette terrible maladie, si douloureuse et si invalidante dont sont atteints ces petits enfants et ces adultes aussi.

Je leur demandai également de ne plus ramener leurs médicaments chez leur pharmacien et de créer des chaines de solidarité autour d’eux, entre voisins, amis, famille, collègues de travail.

La fin de mon petit discours fut très applaudi.

Et le bal recommença !
                                    

J’avais moi aussi maintenant une grande envie de savoir danser. Mais je ne connaissais pas tout ces pas de danse assez compliqués quand on ne pratique pas.

Je fus prise par la main …
                                           
… et même si je n’étais pas tout à fait “en cadence” et sur le même pas que mon voisin, je m’amusai beaucoup !

Ensuite, et complètement détendue, je partageai même la scène avec les musiciens en tapant sur des bouts de bois, en cadence, pour donner le rythme.
                                    

Il était déjà 19 H et à l’occasion du Bal, un week-end pour 2 personnes sur une pénichette était offert par Emeraude Navigation à Pont des Sables (dépt 47), car les billets distribués à l’entrée portaient un numéro gagnant !

C’était donc l’heure du tirage au sort et la main innocente de ma fille Cécile effectua ce délicat moment …

Suspense ….

Le hasard attribua le sort à l’un des musiciens heureux comme tout de pouvoir partir en amoureux avec son épouse.
                                

Les lumières s’éteignirent, la salle se vida petit à petit, mais les contacts furent nombreux et les promesses de dons matériels également.

Une dame arriva précipitamment avec son petit chien d’une main et de l’autre, elle tenait un gros sac en plastique rempli des médicaments que son mari malade, n’utilisait plus. Elle insista pour payer également son entrée, alors que tout était fini …

Cette journée du 18 avril restera marquée dans ma mémoire comme un excellent souvenir et je souhaite pouvoir renouveler ce même bal à profit humanitaire une prochaine année…